guerande
Une tradition millénaire

Les marais salants

Les marais salants de Guérande, site protégé, sont exploités sur 1 400 hectares selon des techniques de production millénaires respectant l’environnement.

La pratique du producteur de sel au début du 21e siècle s'inscrit dans le cadre de territoires  protégés et dans la perspective du développement durable. Le bassin de Guérande est devenu officiellement " Site classé " en 1996. Le négoce de la production mise sur la qualité du « Sel de Guérande », validée par un " Label Rouge " obtenu en 1991. La profession compte entre 280 et 300 paludiers, dont une dizaine de femmes, livrant entre 8 000 et 12 000 tonnes de gros sel et 200 à 300 tonnes de fleur de sel à la consommation chaque année.

La saliculture solaire permet l’évaporation de l’eau de mer qui passe par une série de réservoirs et de bassins creusés dans l’argile. On parle ici de vasières, salines, fards et adernes. La cristallisation du sel s’opère dans les œillets situés au cœur de la saline. On peut  aussi découvrir dans les marais salants de nombreuses maisons traditionnelles, notamment des 17e et 18e siècles (villages de Saillé et Clis). Elles présentent un ou deux niveaux sous une toiture d’ardoise à coyau, des lucarnes passantes au niveau supérieur, et un escalier extérieur d’accès.

Plusieurs établissements vous proposent de découvrir le fonctionnement des marais salants et la vie des paludiers, d’hier et d’aujourd’hui, notamment la Maison des Paludiers (Saillé), Terre de Sel (Pradel), et le Musée des Marais Salants (Batz-sur-Mer).

 

le saviez-vous

Un peu d'histoire...

L’activité salicole apparaît en Presqu’île dès le Néolithique. Pour répondre à une demande croissante en sel et de multiples besoins, les méthodes d’exploitation vont évoluer. A l’époque gallo-romaine on extrayait le sel par évaporation, concentration de la saumure et cuisson dans des augets en terre cuite. La technique solaire décrite plus haut a succédé à ces techniques de cuisson.

Le bassin de Guérande atteint au Moyen-âge entre 75 et 80 % des surfaces productives utilisées au 19e s. Le 19e s. correspond au maximum de leur expansion territoriale, liée au développement de la pêche à la morue sur les bancs de Terre-Neuve à partir du 16e s.

Après un net déclin au 20e s., une reprise est observée dans les années 1970. Cette reprise a fait suite à un mouvement de défense du territoire et du produit, menacé par des projets d’aménagement touristique du territoire caractéristiques des  Trente Glorieuses.