guerande
Maison à Clis

Les villages

Guérande s’étend sur 8.144 hectares. De nombreux lieux-dits, hameaux, et villages jalonnent son territoire. Les principaux sont les villages paludiers de Saillé et Clis, en Brière La Madeleine et sur le coteau, Careil.

Saillé

Entre Guérande et Batz-sur-Mer, Saillé est un village paludier situé sur un « ilôt » rocheux au cœur du marais salant. On peut y découvrir des maisons traditionnelles des 17e et 18e siècles, présentant un ou deux niveaux sous une toiture d’ardoise à coyau. La porte principale est souvent en plein centre et des lucarnes passantes à fronton triangulaire éclairent les combles.

Un écomusée, la Maison des Paludiers, permet aux visiteurs de découvrir les salines et le travail des paludiers.

Histoire : Saillé est mentionné pour la première fois en 971 dans le cartulaire de l’abbaye de Saint-Aubin d’Angers, sous le nom Villa Saliacum. Ce nom, qui évoque déjà l’industrie du sel, remonte probablement à l’époque gallo-romaine.

En 1386, le duc de Bretagne Jean IV de Montfort se marie avec Jeanne de Navarre, fille de Charles le Mauvais, roi de Navarre, dans l’église de Saillé. Dans cette église, reconstruite en 1894, un tableau du 17e siècle, classé Monument historique, évoque le souvenir de cette cérémonie.

 

Clis

Le village de Clis, situé entre Guérande et La Turballe, se trouve sur une crête granitique du coteau de Guérande, et surplombe les marais salants. Téléchargez le document de présentation du village.

 Comme à Saillé, on trouve à Clis des maisons paludières traditionnelles des 17e et 18e siècles, la plus ancienne remonterait même au 15e siècle. Clis est également caractérisé par la présence des vestiges d’un mur gallo-romain, des deux manoirs nobiliaires de Kerpondarm (15e - 17e s.) et Tuloc (17e – 19e s.), et des ruines du manoir de Kersalio (15e – 18e s.). La croix du Requer (13e s.), classée Monument historique, est une croix en granit sculptée avec le Christ et, au revers, la Vierge à l’Enfant.

 

La chapelle Sainte-Catherine d’Alexandrie (15e s.) présente une nef unique sous une charpente lambrissée peinte d’un ciel étoilé. Le chevet est occupé d’un retable (1834) en bois polychrome orné de peintures de la sainte patronne. Les vitraux (19es.) des baies latérales figurent des paludiers en costume traditionnel.

Histoire : Au IXe siècle, un texte du Cartulaire de Redon évoque l’existence à Clis d’une résidence du comte de Vannes Pascuuten, «  in aula Clis ». Ce qui ferait remonter l’existence de Clis à l’époque gallo-romaine.

 

La Madeleine

La Madeleine est située entre Guérande et Saint-Lyphard.

L'église actuelle a été construite à la fin du 19e siècle, après la création de la paroisse de « La Madeleine de Guérande », le 4 août 1850.

Le style architectural des fermes et hameaux aux alentours est briéron. On y trouve donc des  maisons appelées chaumières. Ce sont des rangées, sans étage habitable, caractéristiques du marais de Brière (Parc Naturel Régional de Brière). Cet habitat modeste est souvent constitué de plusieurs maisons de pierre mitoyennes, alignées et recouvertes du chaume récolté dans les roselières. Les bâtiments principaux, en pierre locale, étaient enduits à la chaux grasse étendue d'argile. La porte à lucet et la lucarne des combles sont aussi des éléments distinctifs.

Histoire : La première mention de La Madeleine date de 1370, d’après une étude sur le culte de Marie-Madeleine de Mgr Victor SAXER dans les années 1950.

 

Careil

 Le village de Careil se situe entre Guérande et La Baule.  

  Le château de Careil (classé Monument historique en 1925) a été construit au 14e s. ( ?) et fortement remanié aux 15e, 16e et 17e s. La façade médiévale est surmontée d’imposantes lucarnes de style renaissance, à pilastres et fronton à coquille. Lors des guerres de religion, une mise en défense du château fut réalisée par ses seigneurs protestants. Il fut d’ailleurs attaqué et pillé par la Ligue catholique. Le site, qui est actuellement habité à l'année, propose plusieurs visites originales.

La chapelle de Careil, dont la façade date de la fin du 15e, était autrefois couverte d’une charpente lambrissée. Elle est surtout connue pour ses sablières sculptées. Les macarons de style renaissance sont les plus remarquables décorations de la chapelle. Leur style est un mélange de gothique avec des sculptures d’animaux, de chien/serpent, de vache/dragon, et de classique italien portant des masques grotesques d’hommes et de femmes.